L’universel, du dehors et du dedans
Jeudi 16 mai, 14h30, 3e session : L’universel et l’altérité
François Jullien, professeur à l’Université Paris-Diderot et titulaire de la chaire “Altérité” du Collège d’études mondiales
L’universel est une exigence nourrie par la culture européenne, mais qui rencontre aujourd’hui l’altérité des autres cultures, dont on sait qu’elles n’ont pas nécessairement conçu un tel idéal. La question se retourne donc sur l’Europe. D’une part, l’exigence d’universel ne se découvre-t-elle pas, dans la mondialisation, comme une revendication singulière, donc en contradiction avec l’idée même d’universel ? D’autre part, dès lors que l’on sort de l’histoire de la philosophie européenne qui la présente comme nécessaire, cette exigence d’universel prônée par l’Europe ne relève-t-elle pas d’une genèse plus composite, voire plus chaotique, qu’il n’y paraît ? Il y aura enfin à se demander si l’on ne pourrait pas concevoir l’universel à l’encontre de l’universalisme, c’est-à-dire comme ce qui rouvre toute totalité qu’on croit acquise et relance, à titre régulateur, une exigence dont la valeur est qu’elle n’est jamais comblée.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Penser global (2 avril 2013). L’universel, du dehors et du dedans. Penser global. Consulté le 14 septembre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/ssuj



